4 cas de médiations où le règlement en ligne devient possible

Dans le cadre de ma Maîtrise en prévention et règlement des différends de l’Université de Sherbrooke, je viens de terminer mon activité clinique d’une durée de 25 heures en tant que médiatrice. Mon expérience s’est nourrie à la fois du privé au sein de PRDSA mais également du public au sein de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse. Il s’agit donc de 4 cas pratiques où je suis intervenue et qui me font dire qu’une médiation en ligne aurait pu être possible.

Au terme de cette activité clinique, je vous livre mes réflexions quant à l’opportunité d’intégrer un service de règlement en ligne des litiges pour les cas qui m’ont été soumis. Pour préserver la confidentialité des informations auxquelles j’ai eues accès, je resterai volontairement vague concernant le contenu des cas pratiques.

La forme du règlement en ligne des litiges

Comme je le précisais dans le billet Le règlement en ligne des litiges : une simple séance de clavardage ?, je mettais en garde contre une forme d’intervention au rabais qui consiste à faire fi des règles de sécurité informatique et de confidentialité. Le passage d’une intervention en réel vers une intervention dans un contexte virtuel exige une organisation technique de la part du médiateur.

Dans mon billet E-mediator in transformative mood, je me servais du texte de Susan Summers Raines pour identifier les composantes qui permettent d’être transformatif en ligne. C’est d’ailleurs l’approche transformative qui se prête le mieux aux cas dont j’ai été en charge :

4 raisons pour adopter une e-médiation

A la lumière de ces 4 cas pratiques, j’ai identifié les principales caractéristiques suivantes :

  • Cas #1 niveau d’acrimonie;

Le premier cas a été perturbé par un niveau d’acrimonie très élevé entre les parties qui arrivaient à grand peine à être dans la même salle. Le caucus aurait pu être considéré pour l’intégralité de la médiation mais à quel prix pour l’impartialité du médiateur ? Une médiation en ligne aurait pu permettre aux parties de :

During an e-mediation, the parties can take their time to ventilate their anger or their frustration before sending their answers by email in so much so that the level of acrimony goes down.

  • Cas #2 besoin de reconnaissance;

Cette rencontre a été ponctuée par la frustration du plaignant qui ne se voyait pas considéré par l’autre partie. D’une durée très courte, cette médiation aurait pu suffire pour épargner du temps à chacun et

to gain better understanding of the causes of the dispute.

  • Cas #3 éloignement géographique;

Dans ce cas, l’une des parties venaient de très loin pour faire valoir son point. Là encore, une médiation en ligne aurait pu être envisagée pour faire épargner du temps et donc de l’argent.

  • Cas #4 capacitation.

Dans ce dernier cas, les parties n’ont à aucun moment réussi à s’approprier la médiation. De plus, l’ambiance était lourde : une re-victimisation planait. A cet égard, la médiation en ligne aurait pu prémunir les intimidations et

to create confidence between the parties and between the parties towards the e-mediator

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